Le bon vieux temps des courses automobiles que ne pouvaient gagner que ceux
qui avaient les cylindres les plus gros semble définitivement révolu. En
effet, le défi est toujours plus grand : atteindre les prestations maximales
avec le minimum d'émissions. L'Internationale Hogeschool Groep T de Louvain
a décidé de se mesurer aux monstres des émissions polluantes et a construit
deux voitures de course respectueuses de l'environnement. Cela avec une aide
importante apportée par Cadmes, qui soutient l'équipe depuis le début. Cadmes
a parlé avec Pieter Jan Jordaens, manager marketing du CQS Group T Racing
Team.
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Les constructeurs automobiles consacrent toujours plus de temps et
d'énergie à produire des voitures toujours plus propres. Mais la
conduite verte ne se fait pas seulement attendre dans la circulation
de tous les jours. Dans le domaine de la compétition automobile
aussi, on réfléchit aux possibilités permettant d'atteindre des
prestations maximales avec un minimum d'émissions. Et un maximum
de plaisir, naturellement. La célèbre course des 24 Heures du Mans
a déjà été gagnée par des voitures de course dotées d'un moteur
diesel.
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Pegasus au SolidWorks CAO 3D
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Qui aurait pu l'imaginer ? Et le passage à des voitures
de course à propulsion électrique ne semble qu'une question de
temps. Quelques étudiants de l'Internationale Hogeschool Groep
T de Louvain ont décidé de surfer sur cette vague et de participer
avec deux voitures propres à une catégorie de courses automobiles
destinée aux 2 CV. Ici, ce n'est
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pas le plaisir qui est le plus
important, mais la volonté de l'emporter avec des voitures vertes
sur des véhicules moins propres. Le manager marketing Pieter Jan
Jordaens a déjà terminé ses études à l'Internationale Hogeschool
Groep T de Louvain, mais participe néanmoins au projet étudiant.
Il parle avec beaucoup d'enthousiasme de l'origine de l'écurie.
<< Nous avions ici, à l'université, deux projets déjà
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CQS Group T Racing Team
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en
cours. L'un d'entre eux était une équipe consacrée à l'énergie
solaire, et nous avions donc déjà une certaine expérience en
matière d'économie d'énergie. Par ailleurs, quelques étudiants
participaient à des courses avec une Citroën 2CV, uniquement
par amour de la << deux pattes >>. Nous avons réfléchi
ensemble et nous avons étudié quelles étaient les possibilités de
rouler dans cette 2CV de course avec pour objectif principal de
démontrer que la technologie permettait de rouler plus vert. >>
Les deux voitures de course ont donc une base de Citroën 2CV. Cette voiture
avait conçue, autrefois, pour les paysans français, qui disposaient grâce à
ce véhicule d'un mode de transport bon marché. Il suffisait d'une clef à
molette et d'un tournevis pour réparer toute la voiture, et si besoin, pour
remplacer des pièces. Il n'y avait aucun accessoire de luxe sur la 2CV. En
outre, elle présentait un avantage important : son faible poids. Bref, la
Citroën 2CV constituait une base parfaite pour les plans de la CQS Group
T Racing Team. La Pegasus et l'Odyssee se ressemblent beaucoup, et pourtant
elles diffèrent sur l'essentiel. Les deux véhicules ont presque la même
apparence, mais lorsque l'on regarde sous la carrosserie, on découvre une
grande différence. La Pegasus est équipée d'un moteur à combustion traditionnel
transformé pour pouvoir fonctionner au bio-éthanol. Cela entraîne une forte
diminution des émissions. Mais l'Odyssee va encore plus loin et fonctionne
entièrement à l'énergie électrique. << L'Odyssee peut parcourir 120
kilomètres avant de devoir être rechargée. Les courses servent à faire des
essais. L'année prochaine, nous optimiserons la voiture >>, précise
Pieter Jan. Le moteur électrique n'est pas un simple moteur électrique comme
ceux que l'on trouve, par exemple, dans les gros aspirateurs. En réalité, il
a été développé par une entreprise allemande, qui a construit un prototype
du moteur. Ce nouveau type de moteur SRM ne contient aucun noyau magnétique,
ce qui a permis d'économiser beaucoup d’argent. Les matériels magnétiques
viennent principalement de Chine, où les prix ont connu une forte augmentation
ces dernières années. Du fait de la propulsion électrique et des batteries
qui lui sont nécessaires, l'Odyssee est bien plus lourde que la Pegasus. Cette
dernière pèse environ 730 kg, contre 900 kg pour l'Odyssee. 180 kg sont
imputables aux batteries. Le couple considérable de 650 Nm fonctionne très
bien et assure d'excellentes prestations.
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Mais l'équipe n'a pas seulement rendu la propulsion la plus efficace
possible et la plus propre possible. Les autres composants aussi ont
été développés et appliqués en prenant en compte de considérations
écologiques. << Prenez la carrosserie, par exemple, qui est
constituée d'un matériau composite léger. En soi, ce n'est pas très
nouveau, puisque c'est actuellement le cas de toutes les voitures
de course. Mais ce matériau composite n'est pas seulement léger et
très résistant, il est aussi 100 % biodégradable. Grâce à l'application
d'une résine biologique spéciale combinée avec des fibres naturelles,
la carrosserie est entièrement biodégradable. Le fait que cette
carrosserie biodégradable soit plus lourde que, par exemple, une
carrosserie entièrement en fibre de carbone, fait partie du nécessaire
compromis qui a été trouvé. Ou, comme le dit Johan Cruijff : <<
chaque avantage a ses inconvénients >>
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<< L'ensemble du projet a avancé plus rapidement grâce à
SolidWorks. Le grand avantage est que le travail de dessin et
la simulation sont effectués dans un même système, ce qui fait
gagner beaucoup de temps, >> déclare Pieter Jan. Cadmes a
donc joué un rôle important dans l'aérodynamique des deux
voitures de course.
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Des rêves à leur réalisation, le chemin est parfois long et difficile.
Malgré le niveau d'ambition élevé des étudiants, une aide extérieure
était indispensable pour réussir ce projet qui a été développé dans
SolidWorks. De bons contacts existaient déjà avec Cadmes, qui a
développé une formation sur mesure pour les étudiants. Grâce à cette
formation, ils ont appris tout ce qu'il y avait à savoir sur SolidWorks.
Ensuite, Cadmes a fourni un accompagnement pendant la phase de conception.
<< Nous avions déjà des contacts entre nous, mais Cadmes est
vraiment devenue notre partenaire stratégique pendant ce projet.
Souvent, il n'y a pas beaucoup de temps pour de tels projets. Grâce
à la formation et à l'accompagnement dont nous avons bénéficié, nous
avons pu utiliser au mieux le temps disponible. Il est important, au
cours de la phase de conception, de tenir compte le plus possible des
conditions réelles. SolidWorks bénéficie d'une grande avance dans ce
domaine, ce qui fait que lors de la phase de conception, on peut déjà
aborder les conditions véritables de manière si réaliste, que l'on voit
immédiatement si quelque chose fonctionne ou non. L'ensemble du projet
a avancé plus rapidement grâce à SolidWorks. Le grand avantage est que
le travail de dessin et la simulation sont effectués dans un même système,
ce qui fait gagner beaucoup de temps. Tout est harmonisé >>, déclare
Pieter Jan. Cadmes a donc joué un rôle important dans l'aérodynamique des
deux voitures de course, qui non seulement ont été conçues, mais qui
ont aussi pu être testées immédiatement. Avec ses deux voitures, la
CQS Group T Racing Team est prête pour participer à la nouvelle saison.
Les dernières courses étaient avant tout une bonne manière de tester les
voitures, la course des 24 Heures sur le célèbre circuit de Spa-Francorchamps
constituant le test ultime. L'objectif principal n'était pas de gagner, mais,
dans cette phase de test, de terminer la course. << To finish first,
first you have to finish >> disent les Anglais. Les deux voitures ont
terminé la course, et la mission de l'équipe est remplie, grâce notamment
au soutien de Cadmes en tant que partenaire.
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